Jérôme sera présent le vendredi 29 janvier pour les Portes Ouvertes du
lycée Cugnot pour présenter son parcours après son passage au lycée. Si vous souhaitez découvrir son parcours, rdv le 29 janvier!
Cette année c'est les 30 ans du Bac Pro. A cette occasion, l’Éducation Nationale met en place un concours pour les élèves:
Un concours national de photographie "Vive le bac pro !"
Ce concours national de photographie est ouvert à tous les élèves et
apprentis préparant un baccalauréat professionnel en France
métropolitaine et dans les départements d'Outre-mer (élèves et
apprentis, de la seconde à la terminale, en lycées professionnels, en
lycées polyvalents ou en centre de formation d'apprentis). L'objectif
est de promouvoir la formation en alternance et l'apprentissage
conduisant au baccalauréat professionnel, quelle que soit la filière
professionnelle concernée.
Il s'agit de réaliser une photographie valorisant l'une des
filières de l'enseignement professionnel sous un angle original. La
photographie doit répondre au thème suivant : "J'aime ce que je fais, je
prépare le monde de demain et je le montre". Les élèves et apprentis peuvent participer au concours national de
photographie"Vive le bac pro !" entre le 23 novembre 2015 et le 18 mars
2016 à minuit en se rendant sur la page Facebook de l'Éducation nationale sur l'onglet du "concours Vive le bac pro !".
Reza, photographe reconnu internationalement et récompensé à de nombreuses reprises, sera Président du jury.
Des journées nationales de portes ouvertes sont également mises en place auxquelles le lycée Cugnot participe:
le vendredi 29 janvier 2016 après midi principalement pour les collégiens et, en visite libre, le samedi 30 janvier 2016 matin.
Au sein de l'établissement, des interventions de sensibilisation sont proposées aux classes de secondes sur des thèmes liés à l'égalité entre les filles et les garçons.
L'un des objectifs est de lutter contre les propos sexistes. Voici un exemple issu d'un article du journal "Le Figaro":
Suite à ses séances de débat, des ateliers seront proposés sur le
mois de janvier afin d'approfondir la réflexion. Ils se dérouleront sous
différentes formes: atelier journal, atelier affiche et atelier arts
plastiques.
Pour plus d'informations, contactez Mme Brénéol.
(Créée en 2003, l’Agence de développement des relations interculturelles
pour la citoyenneté (ADRIC) est une association loi 1901, admise
d’intérêt général. Elle a pour but de mieux faire connaître, de
développer et de promouvoir la citoyenneté, l’égalité, la liberté et la laïcité en prenant en compte la dimension interculturelle de la société.)
Bonjour à tous! Plus que deux semaines avant la parution du premier numéro de l'année! Le comité rédactionnel attend les contribution de chacun: leptitjoseph@gmail.com
Avec sa carrosserie compacte à hayon, la R16 inaugure une nouvelle génération de familiales. Sa silhouette originales va séduire un public de plus en plus large.
A mi-chemin entre break et berline avec son hayon, sa silhouette rappelle celle des utilitaires. Elle permet de transporter meubles, bicyclettes grâce à la modularité des sièges. Elle offre une grosse capacité de chargement.
En revanche, la mécanique de 55 ch est jugée insuffisante. Il faut attendre 1968 pour voir apparaître des modèles plus puissants comme la TS (83 ch).
Avec plus de 1,8 million d'exemplaires produits, la R16 comte parmi les plus beaux succès de Renault.
Détail d'une enluminure du XVIe siècle
attribuée à Maître à la Ratière, Chantilly, musée Condé.
A la question« 1515 ? », tout
le monde ou presque vous répondra« Marignan ! ».
Cette année, nous commémorons les 500 ans de cette bataille remportée par
François Ier, dans la petite ville italienne située à 13 km au sud-est de
Milan. Mais qu’allait faire ce jeune roi de France de tout juste 21 ans
en Italie du Nord et pourquoi cette bataille est-elle restée
célèbre ?
Nous sommes le 1erjanvier 1515, Louis XII, le roi de
France meurt sans héritier mâle direct. Selon des règles établies au fur et à
mesure durant le Moyen-Age, c’est son plus proche parent mâle qui doit lui
succéder. Il s’agit de François d’Angoulême, tout juste 20 ans, cousin du roi,
devenant ainsi le 24èmemonarque
de la dynastie des Capétiens.
François rêve de gloire et veut montrer sa
puissance à l’Europe entière. Il poursuit la politique de ses prédécesseurs sur
la volonté d’expansion du Royaume de France en Italie. Parce qu’il a appartenu
à son arrière-grand-mère Valentine Visconti, fille du dernier duc de Milan de
la dynastie des Visconti à laquelle a succédé celle des Sforza, François Ier
revendique le duché de Milan. Celui-ci est allié au Pape et aux suisses qui ne veulent
pas de Français en Italie du Nord.
A l’été 1515, François Ier rassemble
la plus grande armée que le royaume ait connue. 40 à 45 000 hommes (dont
une bonne moitié de mercenaires allemands) soit deux fois plus que l’effort de
guerre de ses prédécesseurs, 56 canons[1]franchissent les Alpes en 3 jours sur
des chemins étroits et par une route inhabituelle dans le but de prendre à
revers l’armée des cantons suisses. Cette tactique fonctionne très bien puisque
les Helvètes sont obligés de se replier sur Milan début septembre. C’est alors
qu’ils se divisent sur la marche à suivre. Trois cantons décident alors de
faire sécession et rapatrient leur armée, soit un tiers des effectifs ;
laissant les autres cantons avec seulement 25 000 hommes[2].
Le 13 septembre, les Suisses décident
d’attaquer le camp des Français installés à Marignan en comptant sur l’effet de
surprise et leur force. En effet, au début du XVIesiècle, les mercenaires suisses
sont les plus redoutés d’Europe, ayant vaincu les Bourguignons (entre 1474 et
1477) ou encore l’empereur du Saint-Empire Romain Germanique (SERG) en 1499[3].
La bataille débute bien pour eux mais la
nuit du 13 au 14 septembre fut décisive. En effet, les Suisses sont mal
approvisionnés, ils ont faim, ils sont mouillés car ils ont dû franchir des
canaux nombreux dans la région et ils ne peuvent allumer des feux pour se
réchauffer par cette nuit glaciale car ils se font tirer dessus par
l’artillerie française. Celle-ci profite aussi de la nuit pour se
repositionner. Le lendemain, les Suisses sont écrasés par les lignes françaises
avec le roi à leur tête. Ils perdent 8 000 hommes contre 4 à 5 000
pour les Français. François 1erest
alors adoubé par le chevalier Bayard d’après la légende. Milan se rend quelques
jours plus tard aux Français.
Marignan marque le début du retrait des
Suisses dans les guerres européennes même si leur neutralité ne fut
officiellement reconnue qu’en 1815 au Congrès de Vienne.
C’est aussi le retour de la France en
Italie du nord. Retour bref puisque les défaites à La Bicoque (1522) et surtout
celle de Pavie (1525) pendant laquelle François 1erfut capturée par Charles Quint,
sonnent le glas des ambitions françaises qui ne revint que sous la Révolution.
Ce qui fit de Marignan une bataille
célèbre fut la propagande dispensée par la France et ses alliés en Europe.
L’objectif était de faire passer le jeune François 1erpour le nouveauCésar, le nouvelAlexandre.Les chansons (composition
de Clément Jannequin),
les médailles, les gravures et aussi la littérature participèrent à diffuser
cette image et notamment à la fin des années 1510 lorsque le monarque se
présentaà l’élection du
siège impérial du SERG.
La Guerre ou
La Bataille de Marignan, par Clément Janequin. 1555
Mais l’événement qui fit entrer la
bataille dans la légende fut la grandiose reconstitution du château d’Amboise
en en 1518[4]. Il
s’agissait de fêter le baptême du premier enfant du roi ainsi que le mariage de
sa cousine avec le duc d’Urbino Laurent II de Médicis futur parents de
Catherine de Médicis (ces derniers ne sont pas encore à la tête de la Toscane).
Les festivités durèrent cinq jours. Un
château de tissu fut même construit pour abriter les convives. Mais surtout, un
fortin de bois et de toile fut édifié pur permettre au roi entouré de
chevaliers, de rejouer la bataille. Celui-ci fut conçu en partie par Dominique
de Cortone après avoir reçu les conseils de Léonard de Vinci (ce dernier
dessina d’ailleurs une partie des costumes des festivités).
De nombreux ambassadeurs italiens furent
conviés à cette fête et ce furent eux, via leurs écrits, qui participèrent grandement
à diffuser la propagande royale en Europe et à rendre à jamais célèbre, la
bataille de Marignan. Toutefois, elle ne permit pas à François 1erde se faire élire empereur. L’argent
distribuée par son adversaire Charles Quint fut d’une bien meilleure utilité.
On le voit donc, le premier grand succès
du Roi de France François Ier fut accompagné d’une propagande immédiate
permettant à cette bataille de rester à la postérité. Et elle le resta,
confirmant sa place dans le « roman national » au XIXème siècle. Elle
fut en effet représentée par Alexandre-Evariste Fragonard sur un tableau en
1836, œuvre qui est visible dans la galerie des batailles créée par
Louis-Philippe l’année suivante dans un souci de réconciliation nationale.
Cette présence n’est pas anodine, puisque Marignan est présentée aux côtés
d’autres victoires perçues comme constitutives de la nation française :
Poitiers, Bouvines, siège d’Orléans… Les manuels scolaires du XIXème siècle (en
particulier le « Petit Lavisse » s’adressant au Cours Elementaire) : l’épisode est
narrée de manière romanesque et associe la figure combattante de François Ier à
celle de Bayard qui le fait chevalier, dans une ambiance de bravoure et de
courage presque médiévale ! Les programmes d’histoire actuels accordent
une place moins grande à celle-ci et l’historiographie a réétudié le « cas
Marignan » sous un angle plus militaire et social, comme en témoignent les
reconstitutions historiques actuelles.
L'oeuvre de Fragonard célèbre la bataille de Marignan
en insérant au centre la figure du Roi de Guerre.
Pour
conclure, si Marignan est une des batailles françaises les plus célèbres de
l’époque moderne, elle fut toutefois une naine politique. En effet, la France
fut obligée de se retirer définitivement d’Italie du Nord dès 1525 après la
défaite de Pavie, bataille durant laquelle le roi fut même fait prisonnier par
l’armée de Charles Quint. Le royaume n’avait pas suivi la révolution engendrée
par l’utilisation des armes à feu portatives.
Ensuite, ce n’est pas à Marignan que les Suisses
adoptèrent leur célèbre neutralité. En réalité, la Confédération renonça
progressivement aux guerres durant la Renaissance et les Lumières, mais sa
neutralité ne dut officiellement consacrée qu’en 1815 au Congrès de Vienne.
C’est donc bien la propagande qui fit de Marignan,
cette bataille si célèbre même si toutefois, les gens n’en connaissent plus
aujourd’hui tous les détails. Elle n’en reste pas moins un détail intriguant de
notre mémoire collective et de notre attitude face à la chronologie et face à
« l’histoire-bataille ».
MR DECOMBE
[1] . Qu’allait-il faire à
Marignan ? Amable Sablon du Corail, L’Histoire, Les Collections,
n°68, juillet 2015.